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Ma vie étudiante, ou comment ce projet génial m'est tombé dessus...

Je m’appelle Maud, je suis née le 25 juillet 1995 à l’hôpital américain à Neuilly sur Seine (que voulez vous, personne n’est parfait) -rires- !

Je suis en BTS à 23 ans à la suite de nombreuses réorientations dont je ne parlerai que peu ici, ce n’est pas le sujet, mais sachez juste que j’ai galéré avant d’enfin me trouver dans la communication et l’événementiel.

Je suis étudiante en BTS communication dans une école parisienne, le CESACOM.

Après de longues recherches quelque peu désespérées pour trouver enfin un établissement dont l’enseignement correspondrait à la fois à ma soif d’apprendre, ma singularité et mon besoin fort d’indépendance, quand je tombe sur son site internet, je ne reconnais pas l’école tout de suite.

Cette école atypique à taille humaine a pour mantra : « Certains suivent les règles, d’autres les réinventent. » Un slogan osé pour une pédagogie révolutionnaire.

Et c’était une image tellement prenante de tout ce que j’avais vécu jusque là ! Enorme coup de coeur, je clique tout de suite sur la page de contact.

Tentant le tout pour le tout, résolue à ne pas perdre une année de plus en l’intégrant l’année suivante dans une énième première année, je les appelle et je demande s’il est faisable d’intégrer l’école maintenant, début décembre. « Normalement on ne fait pas ça, mais on veut vous rencontrer. Demain, 15h30 ? »

J’ai rendez vous le lendemain à 15h30. Après un entretien particulièrement vivant, qui va droit au but de mes objectifs et des raisons pour lesquelles je suis là, dans une ambiance dynamique et inhabituelle, grosse surprise, je suis prise.

Comment je suis arrivée la ? Très bonne question !

Entrée en bi-licence de droit-anglais à Nanterre à 17 ans, puis en licence simple de droit à l’université Paris Descartes, malgré des recherches actives, un stage intéressant et une réelle volonté dans le travail, c’est un échec, le système de la fac n’est clairement pas assez concret et professionnalisant pour moi.

Grosse désillusion, moi qui avais toujours adoré les études, je fais un constat qui me déprime un peu : le système étudiant public français est particulièrement mauvais en matière d’accompagnement et d’orientation !

Pourtant l’université française m’a offert une découverte dont je ne mesurais alors absolument pas la portée : l’associatif étudiant et, à travers lui, la communication et l’organisation d’évènements.

C’est ma troisième année à l’université, toujours en L1, redoublante avec 6 heures de cours par semaine et en plein décrochage, l’association que je gérais a occupé mon temps, mon esprit et mon énergie avec une telle force que j’y ai mis tout mon coeur et ma motivation, réalisant au quotidien ce dont je ne me serais jamais crue capable.

Malgré cette force, je ne me projette plus du tout dans le droit, et c’est pourquoi je quitte la fac à regret au mois de juin avec de nouveaux projets en tête, que mon association et la créativité qu’elle avait réveillée en moi avaient faits émerger comme une nouveau chapitre qui commence.

Je me lance dans un projet plus artistique pour apprendre a faire professionnellement la communication graphique que j’avais adoré faire bénévolement depuis 2 ans : une MANAA avec pour objectif le design graphique pour la communication et la publicité. Je commence l’année sur les chapeaux de roue, super motivée, j’adore ce que je fais, même les cours théoriques sont intéressants et je bosse comme je ne l’avais plus fait depuis longtemps.

Résultat, ça se passe très bien, je fais partie des meilleurs de ma promo et je recommence à m’épanouir dans mes études. Mi-Novembre, premières neiges inattendues, je descends les escaliers du métro, je glisse et fais une mauvaise chute en roulé boulé sur moi même et j’atterris sur ma main droite.

Double entorse poignet - pouce droit, l’année est fichue.

C’est une grosse déception, suite à laquelle je fais une grosse décompensation dépressive et me mets a sortir énormément pour ne plus penser à mes études, et je me relance dans des associations inter-universités avec des amis à moi pour recommencer à « faire de l’orga » parce que j’adore ça. Je m’inscris aussi dans une troupe de théâtre semi pro, je vais occuper un an et demi de ma vie à me faire du bien et à remonter la pente.

Et puis un jour, une phrase de mes années de cavalière me revient en tête : « Tomber c’est pas grave, mais si tu tombes, prends ton temps, soigne toi s’il le faut mais remonte à chaque fois, ne reste jamais sur ta chute. »

J’ai alors pris mon courage à deux mains et sillonné les CIO et les salons d’orientation (on est ici en début 2017) pour l’année suivante mais absolument RIEN ne sort du lot, j’en ressors encore plus déprimée qu’avant, et c’est au cours d’une énième soirée avec mes potes d’asso que je discute avec l’un d’entre eux et qu’il me parle de cette solution miracle qu’il a lui même expérimentée : un Bilan de compétences professionnelles dans un cabinet de consulting spécialisé. 

J’ai donc fait le choix, après 5 longues années d’échec étudiant, jalonnées d’un engagement associatif fort et émouvant, de mêler expériences, déceptions personnalité et passions, à l’aide de ce fameux bilan de compétences, pour trouver une bonne fois pour toutes ce pour quoi j’étais faite.

C’est dans l’instant une révélation et une vraie prise de conscience. Je sors du premier rendez vous sur 4, surmotivée et transfigurée. 5 années de ma vie que je jugeais perdues viennent peut être de prendre un sens, aussi soudain que nouveau. Au fil des rendez vous suivants et de la construction de mon profil et de mon bilan par la consultante (ancienne DRH diplômée en psychologie), je me rends compte que l’atypisme de mon parcours, loin d’être un échec monumental est bien au contraire un atout rare dans le milieu professionnel.

Sans même m’en rendre compte j’avais forgé dans un milieu bénévole une vocation professionnelle, et fait de ce travail, que j’aimais tant que j’y voyais de l’amusement, un besoin vital puis un objectif de vie : l’événementiel festif et culturel.

J’ai donc cherché un chemin entre ce métier et moi, et j’ai enfin fini par atterrir là ou je pourrai pleinement agir et travailler pour préparer l’avenir, une école qui se veut incubateur des talents et des singularités de chacun, professionnalisante comme aucune autre que j’aie connue (et croyez moi, j’en ai vues passer des écoles *rires*) et qui nous considère déjà comme des « bébés communicants », et nous donne les responsabilités qui vont avec cette considération.

C’est dans ce cadre là que j’apprends, après avoir durement mais surement rattrapé le retard de mon arrivée décalée, que l’école nous emmène a Londres pour qu’on se constitue une première vraie expérience d’agence de communication.

Les deux promos, celle de Lille et celle de Paris, de PRO 1 sont constituées en groupes de 4 ou de 5 comme si on était plusieurs mini agences en compétition pour le compte d’un annonceur lors de ce séjour étudiant de 3 semaines, et ce dans le but de répondre à un brief préparé juste pour nous !

C’est sur cette bonne surprise que commence la préparation de ce projet.